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Foire aux questions

Je suis très confus en ce qui concerne les conservateurs. Je voudrais savoir quels types de conservateurs sont nocifs s’ils sont mangés régulièrement par des adultes ou des enfants.

Canada

En général, les conservateurs ne sont pas nocifs pour votre santé. Ils améliorent la sécurité des aliments et c’est la raison pour laquelle les législateurs ont autorisé leur utilisation. Les conservateurs limitent, retardent ou arrêtent la croissance de microorganismes (comme les bactéries, moisissure, champignons) qui sont présents ou entrent dans la nourriture, empêchant ainsi la détérioration ou la toxicité. Ils sont utilisés dans les aliments cuits, le vin, le fromage, les aliments traités, les jus de fruits et les margarines par exemple.

Les exemples incluent :  

  • Dioxyde de soufre et sulfites (E220-228) – aident à empêcher les changements de couleur des fruits et légumes séchés. Les sulfites empêchent aussi la croissance de bactéries dans le vin et les aliments fermentés, certains en-cas et les aliments cuits. Les sulfites ont également des propriétés d’antioxydant.
  • Propionate de calcium (E282) – empêche le pain et les aliments cuits de moisir. 
  • Nitrates et nitrites (sels de sodium et potassium) (E249-252) – sont utilisés comme conservateurs dans des viandes traitées comme le jambon et les saucisses de francfort pour garder les produits sûrs en empêchant la croissance de bactéries botuliques.  

 

Les conservateurs sont classés comme additifs alimentaires. Dans l’esprit de beaucoup de personnes tous les additifs sont des produits chimiques nocifs, mais, malgré leur connotation moderne, les additifs alimentaires sont utilisés depuis des siècles. La conservation d’aliments a toujours été une nécessité à travers les âges. Le sel, le salpêtre (nitrate de potassium) et la fumée étaient utilisés pour conserver la viande et le vinaigre pour conserver les légumes. Sans conservateurs, notre nourriture ne serait pas aussi sûre qu’elle l’est aujourd’hui. Par exemple, les sulfites aident à empêcher les changements de couleur des fruits séchés et la croissance de bactéries dans le vin, les aliments fermentés, certains snacks et aliments cuits. Les sulfites ont également des propriétés d’antioxydant.
 
A l’heure actuelle, les additifs alimentaires sont strictement réglementés et subissent une procédure d’autorisation. Les additifs alimentaires autorisés sont des substances clairement définies qui doivent remplir des critères de pureté stricts et les niveaux maximaux sont fixés pour protéger le consommateur. Avant tout, il doit y avoir un besoin technologique pour leur utilisation et un vrai avantage pour le consommateur. L’utilisation d’additifs alimentaires est harmonisée dans toute l’UE et tous les additifs approuvés reçoivent une référence E. Chacun a un nom et un numéro spécifiques et leur utilisation est limitée à des aliments particuliers. Les additifs alimentaires autorisés sont largement classés dans plusieurs catégories selon les fonctions qu’ils ont.
 
Les additifs sont principalement utilisés dans les aliments pour :
  • Assurer la sécurité et l’homogénéité
  • Augmenter la durée de vie des produits
  • Amplifier ou mettre en évidence des qualités sensorielles (améliorer la texture ou la consistance ; améliorer l’aspect ; aider dans le processus alimentaire,...)
  • Améliorer ou garder une valeur nutritionnelle
     

Tous les additifs alimentaires doivent non seulement avoir un but utile avéré mais aussi passer une évaluation de sécurité méthodique et scientifique avant de pouvoir être approuvés pour l’utilisation.

Depuis 2003, l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (AESA) est responsable de l’évaluation des additifs, ce n’est plus le Comité scientifique de l’alimentation humaine (CSAH) de l’UE qui s’en charge. Le groupe scientifique sur les additifs alimentaires, les arômes, les auxiliaires technologiques et les matériaux en contact avec les aliments (groupe AFC) les conseille également.

L’évaluation de sécurité des additifs alimentaires est basée sur une étude de toutes les données toxicologiques disponibles, y compris les observations sur modèles humains et animaux. A partir des données disponibles, un niveau maximal d’un additif qui n’a pas d’effet toxique avéré est déterminé. Il est appelé la dose sans effet (DSE) et est utilisé pour déterminer la dose journalière acceptable pour chaque additif alimentaire. La DSE est exprimée en milligrammes d’additif par kilogramme de poids du corps par jour (mg/kg poids du corps/jour). La DSE est ensuite divisée par un facteur de sécurité, en général 100, qui donne une large marge de sécurité – pour deux raisons principales. D’abord, la DSE est déterminée sur des animaux pas des humains. Il est dès lors prudent d’ajuster le résultat pour pallier aux différences possibles en considérant que l’homme est plus sensible que le plus sensible des animaux testés. Ensuite, la fiabilité des tests de toxicité est limitée par le nombre d’animaux testés. Ces tests ne peuvent pas représenter la diversité de la population humaine et des sous-groupes qui peuvent montrer différentes sensibilités (comme les enfants, les personnes âgées et les personnes malades). Il est donc prudent d’ajuster le résultat en fonction de ces différences.

La dose journalière acceptable donne une grande marge de sécurité et se réfère à la quantité d'additif alimentaire qui peut être prise quotidiennement dans l'alimentation, au cours d'une vie, sans aucun effet négatif sur la santé.

La dose journalière acceptable est comparée aux estimations de consommation « moyenne » et « extrême » dans la population comme un tout ou dans des sous-groupes particuliers de la population. Etant donné que des prises pour des consommateurs moyens et extrêmes sont comprises dans les limites de la dose journalière acceptable, il semble qu'aucun problème ne peut découler du fait que la dose journalière acceptable soit basée sur un niveau d'effet contraire non observé, auquel une grande marge de sécurité a été appliquée. Pour s’assurer que les consommateurs ne dépassent pas la dose journalière acceptable en consommant trop de produits contenant un additif en particulier, la législation de l’UE requiert que des études de consommation soient effectuées pour évaluer tout changement dans les modèles de consommation de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (AESA).

POUR EN SAVOIR PLUS

Quelle : Le Conseil Européen de l'Information sur l'Alimentatio

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