Questions – réponses sur l’aspartame
Disponible depuis plus de 30 ans, l’aspartame est aujourd’hui autorisé dans plus de 100 pays dans le monde. L’aspartame est l’un des additifs alimentaires les plus testés et a été soumis à un vaste éventail d'études réalisées chez l'animal et l'être humain. L’ensemble de ces études démontre son innocuité pour la consommation chez l’homme.
Au fil des nouvelles études réalisées, les autorités chargées de la sécurité ont toujours confirmé l’innocuité de la consommation d’aspartame. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a reconfirmé la sécurité de l’aspartame dans ses publications 2006, 2009, 2010 et 2011.
Qu’est-ce que l’aspartame et pourquoi est-il utilisé ?
L’aspartame est un édulcorant à faible apport calorique. L’aspartame apporte 4 calories par gramme mais, à poids égal, il a un pouvoir sucrant environ 200 fois supérieur à celui du sucre. Une faible quantité d’aspartame suffit donc pour sucrer les aliments. L’aspartame n’ajoute pratiquement aucune calorie aux aliments. Cette substance imite bien le goût du sucre, rehausse la saveur des agrumes et d’autres fruits et ne contribue pas à la formation de caries dentaires.
Dans quels produits est-il utilisé ?
L’utilisation de l’aspartame comme édulcorant est autorisée dans une grande variété d’aliments. Il est utilisé pour sucrer environ 6 000 aliments et boissons, dont les boissons rafraîchissantes gazeuses, les desserts, les chewing-gums, les yaourts, et comme édulcorant de table.
Que devient l’aspartame une fois ingéré par l’organisme ?
L’aspartame se décompose dans l’intestin en trois constituants : deux acides aminés (l’acide aspartique et la phénylalanine) et le méthanol, qui sont ensuite absorbés par le sang.
Les deux acides aminés (acide aspartique et phénylalanine) sont des éléments constitutifs des protéines et se présentent naturellement dans des aliments courants tels que la viande, le poisson, le fromage, les œufs et le lait. Le méthanol est, lui aussi, naturellement présent dans de nombreux aliments, tels que les fruits, les légumes et leurs jus, et fait partie d’un régime alimentaire normal.
Ces composants sont utilisés dans l’organisme exactement de la même manière que lorsqu'ils proviennent, en bien plus grandes quantités, d’aliments et boissons ordinaires. Ainsi, le lait fournit environ 5 fois plus de phénylalanine et 11 fois plus d’acide aspartique qu’une boisson contenant de l’aspartame ; de même, le jus de tomate apporte 3 fois plus de méthanol qu’une boisson sucrée à l’aspartame. Ni l’aspartame ni ses composants ne peuvent s’accumuler dans l’organisme.
Comment déterminer si un produit contient de l’aspartame ?
Il est possible d’identifier les aliments et boissons contenant de l’aspartame en consultant la liste des ingrédients figurant sur l’étiquette. À l’instar de tous les additifs alimentaires autorisés à la consommation au sein de l’Union européenne, l’aspartame s’est vu attribuer un « numéro E ». Sa présence dans les aliments est indiquée par son nom (« aspartame ») ou par son numéro (E-951).
Les produits contenant de l’aspartame doivent également indiquer s’ils constituent une source de phénylalanine. Cet étiquetage est très utile pour les personnes atteintes de phénylcétonurie (PKU), une maladie génétique rare. En effet, ces personnes ne peuvent pas métaboliser la phénylalanine de quelque source que ce soit et doivent surveiller l’absorption de cet acide aminé.
Comment la sécurité de l’aspartame a-t-elle été testée ?
L’aspartame a fait l’objet de nombreux tests avant son approbation. Ces essais ont inclus quatre études de cancérogénicité (faculté de causer le cancer) chez l’animal. Conjointement aux études de génotoxicité (faculté de détruire le matériel génétique sans nécessairement causer un cancer), ces études ont été évaluées par des organismes de réglementation dans le monde entier et n’ont montré aucun signe de risque génotoxique ou cancérigène suite à l’absorption d’aspartame.
L’ensemble des données scientifiques sur l’aspartame a été examiné par les autorités réglementaires du monde entier, dont la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis et le comité international mixte FAO/OMS d'experts sur les additifs alimentaires (JECFA). Dans tous les cas, l’aspartame a été déclaré sûr.
Depuis son approbation, la sécurité de l’aspartame a été mise en doute; les questions portaient non seulement sur l’innocuité de l’aspartame en tant que tel mais aussi sur l’innocuité de ses produits de décomposition (acide aspartique, phénylalanine et méthanol). Une surveillance après mise sur le marché et de nombreuses études complémentaires sur l’animal et l’homme ont été réalisées. Toutes ont conclu que l’aspartame ne présente aucun danger et ne comporte aucun effet nocif pour la santé.
Comment l’aspartame a-t-il été approuvé dans l’Union européenne ?
L’aspartame a d’abord été autorisé à la consommation par plusieurs États membres dans les années 1980. Une législation européenne harmonisant l’utilisation des édulcorants peu caloriques dans les aliments a été adoptée en 1994 à la suite d’évaluations de sécurité approfondies menées par le Comité scientifique de l'alimentation humaine (SCF) de la Commission européenne.
D’autres analyses portant sur les données sur l’aspartame ont été conduites en 1988 et en 2002 par le SCF. Les données publiées et non publiées, y compris toutes les informations sur la génotoxicité et la cancérogénicité chez l’animal et l’homme, ont été considérées. Le SCF a reconfirmé la sécurité de l’aspartame. Aujourd’hui, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) est responsable des travaux précédemment réalisés par le SCF.
Quelle quantité d’aspartame peut-on consommer en toute sécurité ? Quelle est la dose journalière admissible ?
La dose journalière admissible (DJA) de l’aspartame au sein de l’Union européenne est de 40 milligrammes par kilogramme de poids corporel. La DJA se réfère à la quantité d’aspartame pouvant être consommée chaque jour dans l’alimentation, tout au long de la vie, sans causer de problème pour la santé. Dans le cas d’un adulte pesant 70 kilogrammes, la DJA de l’aspartame équivaut, en termes de pouvoir édulcorant, à plus d’un demi-kilo de sucre.
La DJA garantit, en outre, une grande marge de sécurité. Les autorités déterminent un niveau d’additif ne présentant aucun effet toxique chez l’animal, appliquent un facteur de sécurité de 100 (représentant la différence entre l'animal et l'homme et la différence de sensibilité entre hommes) et calculent ensuite la dose journalière admissible.
D’autre part, la consommation d’aspartame a été mesurée dans de nombreux pays et s’est avérée nettement inférieure à la DJA, même chez les individus suivant un régime amaigrissant, les diabétiques ou les enfants. Dans le cadre d’une récente évaluation réalisée par l’EFSA, la consommation d’édulcorants peu caloriques a été évaluée dans plusieurs pays européens. La consommation d’aspartame était inférieure à un quart de la DJA, même parmi les consommateurs assidus.
Pourquoi l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a-t-elle récemment réexaminé la sécurité de l’aspartame ?
En 2005, la fondation européenne Ramazzini (ERF) d’oncologie et de sciences environnementales a publié une étude sur la cancérogénicité de l'aspartame menée sur des rats. Le panel scientifique de l’EFSA estimait que l’étude Ramazzini présentait plusieurs vices, remettant ainsi en question la validité des résultats. L’EFSA a conclu que l’aspartame demeure sans danger pour la consommation humaine et qu’il n’y a pas de raison de réviser la DJA précédemment définie pour l’aspartame ni de conseiller aux consommateurs de modifier leurs habitudes alimentaires.
En avril 2007, l’ERF a annoncé une deuxième étude sur l’aspartame chez le rat. Celle-ci a également été examinée par l'EFSA qui a une nouvelle fois confirmé ses précédentes conclusions. En 2010, l'ERF a publié un document basé sur une étude sur l’aspartame réalisée chez des souris. En février 2011, l’EFSA a conclu que la validité de cette étude ne pouvait être établie et que ses résultats ne pouvaient être interprétés.
Pour plus d'information:
- Gallus, S.(2007), New sweeteners study shows no link with cancer, Annals of Oncology.
- Magnuson, B., Burdock, G., Doull, J. et al.(2007), Aspartame: A Safety Evaluation Based on Current Use Levels, Regulations, and Toxicological and Epidemiological Studies, Critical Reviews in Toxicology. www.cspinet.org/new/pdf/aspartame912.pdf
- Wiebe, N., Padwal, R., Field, C. et al. (2011), a systematic review on the effect of sweeteners on glycemic response and clinically relevant outcomes, BMC Medicine.
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- EFSA statement on Ramazzini and Halldorsson on 28 February 2011:
http://www.efsa.europa.eu/en/efsajournal/pub/2089.htm -
Avis du groupe scientifique sur les additifs alimentaires, les arômes, les auxiliaires technologiques et les matériaux en contact avec les aliments (AFC) sur la seconde étude de l’ERF menée sur l’aspartame:
http://www.efsa.europa.eu/fr/efsajournal/pub/945.htm - Information de l'EFSA sur l'aspartame: http://www.efsa.europa.eu/fr/topics/topic/aspartame.htm
- IFIC information on aspartame:
http://www.foodinsight.org/Resources/Detail.aspx?topic=Everything_You_Need_to_Know_About_Aspartame - Calorie Control Council information on aspartame:
http://www.caloriecontrol.org/sweeteners-and-lite/sugar-substitutes/aspartame - International Sweeteners Association's fact sheet on aspartame:
http://www.sweeteners.org/pdf/Aspartame_August_2009_EN.pdf - International Sweeteners Association's Round Table on Aspartame: Conclusions 29.05.2006
Références:
Scientific Committee on Food of the European Commission
The food safety advisory body in Europe, the Scientific Committee on Food (SCF) of the European Commission, reconfirmed aspartame's clean bill of health following a comprehensive review of the sweetener's safety. The SCF was a body of independent scientific experts which advised the European Commission on matters of food safety before the European Food Safety Authority (EFSA) was set up; the SCF's aspartame report was issued on December 10, 2002.
U.K. Food Standards Agency
Aspartame was first approved for use in the UK in 1983 following a review by the Committee on Toxicity (COT), a group of independent experts who advise the Government on the safety of food ingredients. The COT has fully reviewed aspartame after studying all the available scientific information and found it to be safe for consumption. Up-to-date bulletins regarding this information can be found here.
L’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa)
L’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a rapporté
une étude de deux ans menée par le Comité d’experts français sur les arômes, les additifs alimentaires et les auxiliaires technologiques, et elle a confirmé encore une fois l’innocuité de l’aspartame.
U.S. Food and Drug Administration
The United States Food & Drug Administration (FDA) approved aspartame for use in dry products in 1981 and for use in sparkling beverages in 1983. The FDA affirmed the safety of aspartame no fewer than twenty-six times leading up to the agency's approval of aspartame as a general purpose sweetener in 1996.
Santé Canada
Santé Canada déclare: "Avant d'envisager d'autoriser l'utilisation de l'aspartame dans les aliments au Canada, des représentants de Santé Canada ont évalué un éventail détaillé d'épreuves toxicologiques auxquelles on avait soumis des animaux de laboratoire. Depuis que l'utilisation en est autorisée, ils ont analysé les résultats de nombreuses études cliniques effectuées sur des sujets humains. Rien n'indique que la consommation d'aliments contenant cet édulcorant, conformément aux dispositions du Règlement sur les aliments et drogues et dans le contexte d'une alimentation équilibrée, poserait un danger pour la santé des consommateurs."
Food Standards Australia New Zealand
A survey was undertaken in September 2003 which looked in detail at intake levels of aspartame among average and high consumers. The survey found that, among average consumers of aspartame, the intakes were low and that even among high consumers (those who regularly consume large amounts of drinks and other foods containing aspartame), intake was below 25% of the ADI. In summary, FSANZ concluded that aspartame is a safe food additive.
Centers for Disease Control & Prevention(CDC)
After investigating consumer inquiries, the CDC concludes that, although certain individuals may be unusually sensitive to aspartame, there is no evidence of any serious, widespread, adverse health consequences attendant upon its use. An agency of the Department of Health and Human Services, CDC's mission is to promote health and quality of life by preventing and controlling disease, injury, and disability.
Alzheimer's Association
The Alzheimer's Association is the largest US voluntary health organization supporting Alzheimer's research and care. The site states, "Several studies have been conducted on aspartame's effect on cognitive function in both animals and humans. These studies found no scientific evidence of a link between aspartame and memory loss."
American Cancer Society
The American Cancer Society (ACS) is committed to fighting cancer through balanced programs of research, education, patient service, advocacy, and rehabilitation. The ACS's Web site clearly states that aspartame does not cause cancer. In fact, aspartame (due to the nature in which it is metabolized) never reaches the organs of the body.
American Council on Science and Health
ACSH reminds consumers that aspartame is safe and offers further general information on low calorie sweeteners. ACSH is a consumer education consortium concerned with helping consumers distinguish between real and hypothetical health risks.
American Diabetes Association
American Diabetes Association, the nation's leading non-profit health organization providing diabetes research, information and advocacy, states that there is no credible scientific evidence linking aspartame to any health-related problems for people with diabetes.
American Dietetic Association
ADA concludes aspartame is safe and has issued a position statement approving non-nutritive sweeteners including aspartame. ADA is the professional organization that establishes standards of quality for practice for
nearly 70,000 dietetic professionals, most of whom are registered dieticians.
American Heart Association
The American Heart Association is dedicated to providing education and information on fighting heart disease and stroke. The organization has found, through extensive investigation, that aspartame has not caused any serious side effects.
Asthma and Allergy Foundation of America
The Asthma and Allergy Foundation of America is dedicated to helping those with asthma and allergies improve their quality of life through education, advocacy and research. This site notes that alleged reactions to aspartame have not been verified.
British Medical Journal Editorial Concludes Aspartame Criticisms Are Unfounded
The October 2, 2004 issue of the British Medical Journal carried an editorial concluding that aspartame had been "demonised unfairly" in sections of the press and on the Internet.
Canadian Diabetes Association
The Canadian Diabetes Association confirmed the safety of aspartame as part if its "Canadian Diabetes Association National Nutrition Committee Technical Review: Non-nutritive Intense Sweeteners in Diabetes Management," which was published in the Canadian Journal of Diabetes. The review notes, "At this time, there is no scientific evidence to support the negative health effects that have been ascribed to aspartame."
Diabetes U.K.
Diabetes U.K. is the largest advocacy organisation for people living with diabetes in the United Kingdom. The organisation funds research, acts as a lobbying group and campaigns for the improvement of those living with diabetes. Diabetes U.K. provides position statements on the safety and helpfulness of aspartame and other low-calorie sweeteners, stating there is no evidence to support any of the questions that have been raised in relation to the safety of aspartame.
Lupus Foundation of America
The Lupus Foundation of America is a nationwide volunteer organization serving the lupus community, including patients, their families, physicians, researchers, and the general public. The site notes in this question asking whether there was "any truth to the claims being circulated on the Internet that lupus is caused by the artificial sweetener, aspartame?" that there is no credible scientific evidence to support a link between aspartame and lupus.
Massachusetts Institute of Technology
Scientists at the Massachusetts Institute of Technology's Clinical Research Center conducted a study which concluded that aspartame is safe for the general population. Findings are noted here in this section entitled "Study reaffirms safety of aspartame." MIT is known for its Nobel prize-winning staff and excellence in science and math.
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